Curcuma l’épice aux mille vertus

Nouveau chouchou des chercheurs, la petite poudre jaune fait parler d’elle !

Texte Conseil de …Sophie Bartczak

Texte ChapoPrévention et traitement de certains cancers, de la maladie d’Alzheimer, anti-inflammatoire puissant, antioxydant majeur… de multiples bénéfices très prometteurs sont déjà annoncés par les scientifiques.

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Epice sacrée de l’Inde, le curcuma ou safran des Indes est une plante tropicale de la famille du gingembre. Le rhizome séché et broyé donne une poudre jaune vif. Il ne faut pas le confondre avec le vrai safran ni avec le curry qui est un mélange d’épices qui contient du curcuma mais aussi d’autres épices et poivres.

Connu pour ses propriétés thérapeutiques depuis 5000 ans,

c’est un incontournable de la médecine ayurvédique et de la culture Indienne – les Indiens en consomment en moyenne 1,5 et 2 g par jour ! Des écarts importants entre l’Inde et les pays occidentaux sur les taux de certains cancers et de la maladie d’Alzheimer ont suscité de nombreuses recherches scientifiques ces dernières années. Au fil des études, la merveilleuse épice délivre régulièrement de nouvelles vertus.

Antioxydant majeur, le curcuma est le plus puissant anti-inflammatoire nutritionnel existant.

Il est très connu pour ses vertus anti-inflammatoires que l’on compare à celles de la cortisone ou de l’aspirine. En nous protégeant de l’inflammation chronique, il contre les dommages du stress oxydatif et est donc un antioxydant de choix. Il est particulièrement utile pour les maladies inflammatoires des intestins, les atteintes articulaires comme l’arthrite et la polyarthrite rhumatoïde, l’athérosclérose conséquente à l’oxydation du cholestérol, les maladies dégénératives du cerveau et le cancer.

Une des molécules les plus prometteuses dans la prévention et le traitement de nombreux cancers.

La curcumine, principale molécule du curcuma, prévient l’apparition de tumeurs induites par des carcinogènes chimiques comme le tabac. En laboratoire, la curcumine inhibe la croissance d’un grand nombre de cancers : estomac, intestin, côlon, foie, sein, ovaire, leucémie. Ceci semble lié au fait que la curcumine conduit les cellules cancéreuses à l’apoptose c’est-à-dire à la mort. Par ailleurs lors des chimiothérapies, il semble que la curcumine, joue à la fois un rôle protecteur mais aussi de renfort, rendant les tumeurs plus sensibles à la chimiothérapie. Enfin la curcumine empêcherait la formation de nouveaux vaisseaux sanguins privant ainsi les tumeurs d’énergie.

Curcuma et cerveau : mémoire, prévention de la maladie d’Alzheimer…

La recherche contre la maladie d’Alzheimer s’intéresse de très près au curcuma. Il serait selon une équipe de chercheurs américains, le traitement le plus efficace testé contre l’Alzheimer en prévention et en traitement. Des études portant sur des souris et des rats indiquent que le curcuma pourrait neutraliser les dommages oxydatifs et empêcher la diminution de la fonction cognitive.

Santé cardiovasculaire

En doses assez importantes, le curcuma fait baisser les taux de triacylglycérols et de cholestérol LDL, dit ‘mauvais cholestérol’. Il prévient ainsi l’athérosclérose et les pathologies cardiovasculaires qui peuvent s’ensuivre : épaississement de la paroi des artères et augmentation du risque d’obturation des artères avec risque de thrombose notamment.

Protection du système digestif et du foie.

Son efficacité dans le traitement des digestions difficiles est officiellement reconnue par l’OMS. En effet il stimule le foie et la vésicule biliaire et semble augmenter la production d’enzymes pancréatiques. Il soulage ainsi les inflammations du système digestif et de l’estomac comme les ulcères – mais à très hautes doses aurait l’effet inverse. Une récente étude publiée dans un journal de l’Association Médicale Britannique montre qu’en intervenant sur le processus inflammatoire, le curcuma permet de réduire significativement les dommages d’un foie malade mais aussi le blocage du canal biliaire. Enfin, il pourrait prévenir la formation de calculs.

Autres propriétés

De nombreuses recherches sont en cours autour du précieux épice et tout n’a pas encore été découvert ou scientifiquement validé mais au rang de ses autres vertus, il y aurait aussi : soutien lors de problèmes de peau, antibactérien spécifique des caries et de la plaque dentaire, anticellulite, traitement de la douleur, stimulation de l’immunité, accompagnement du VIH, baisse de la glycémie lors du diabète …

En pratique

• La curcumine est malheureusement faiblement absorbée par l’organisme. Grâce à la pipérine, une molécule du poivre, son absorption est multipliée par plus de 1000. Aussi, pensez à associer systématiquement le curcuma à du poivre. Enfin associé à des acides gras essentiels l’action anti-inflammatoire est potentialisée.
• Une cuillère à café de curcuma par jour dans les soupes, vinaigrettes, pâtes, purées maison, céréales.
• L’association thé vert et curcuma démultiplierait l’action anti-cancer.
• Attention lors de son utilisation car il tâche les mains et vêtements.
• Dans certains cas des suppléments alimentaires bien formulés (riches en curcumine et en pipérine) peuvent être recommandés. A cet effet vous pouvez par exemple prendre le complément ‘LAF Curcuma-Poivre noir’ du laboratoire Parinat (0 800 77 99 21 – www.parinat.com)
• Cette épice semble magique et c’est vrai qu’elle réussit plutôt aux peuples Indien ou Asiatique qui la consomment largement. Néanmoins prenez conseil auprès de votre médecin ou d’un professionnel de santé si vous décidez de vous supplémenter.

Contre-indications

Etant donné qu’il fluidifie le sang, ne l’associez pas avec un anticoagulant et faites attention si une opération, un accouchement, une extraction dentaire sont prévus. A très hautes doses (100mg par kilos !) il pourrait occasionner des ulcères digestifs alors qu’en quantités normales il a l’effet inverse.

Recette : apéro santé
Mélangez 1 fromage de chèvre bien frais ou un yaourt brebis ou chèvre assez compact avec 2 cuillères à soupe de curcuma, 2 ou 3 gousses d’ail écrasées, 3 cuillères à soupe d’huile (germe de blé, olive…), du poivre noir, quelques graines (tournesol, courge…). Tartinez !

Sources
– Les aliments contre le cancer, la prévention du cancer par l’alimentation, Béliveau R, Gingras D, Editions Solar
– Le curcuma calme le feu de l’inflammation, Marion Kaplan, Pratiques de santé, février 2010
– Traité pratique de phytothérapie, Dr Jean Michel Morel, Editions Grancher
– Materia Medica de Flora Medicina
– Les meilleurs aliments anticancer, Anne Dufour, Editions Leduc
– Anticancer, David Servan Schreiber, Robert Laffont
– 101 aliments qui peuvent vous sauver la vie, David Grotto, RD, LDNADA Editions
– Site Guérir
– Site La Nutrition